Aujourd’hui 28 juillet 2022 est la date à laquelle l’humanité a épuisé les ressources que la Terre peut fournir en un an, selon les calculs du Global Footprint Network. C’est ce qu’on appelle le jour du dépassement.

Quand on pense aux solutions qu’il conviendrait de mettre en œuvre pour lutter contre l’épuisement des ressources et réduire les bouleversements climatiques chacun y va de ses convictions, pour ceux qui en ont. C’était le cas hier soir dans le bistrot où je m’étais posé pour écrire un peu. J’ai eu droit à une conversation « fokonyaka » sur le sujet entre un client et la tenancière des lieux. Je l’ai écoutée attentivement, car les intentions ne sont pas mauvaises, et je reconnais que le dossier est éminemment complexe. La patronne essayait d’appeler le client à plus de mesure.

– Si les choses étaient aussi simples que tu le dis ça se saurait !
– Oui, eh bien de mon temps je t’assure, les gens faisaient plus attention, on ne manquait pas d’eau comme maintenant, il suffirait de revenir à d’autres façons de vivre.
– Tu dis ça, c’est facile ! Regarde, même toi ! Tu sais bien qu’on a besoin d’une voiture pour aller travailler, d’usines pour fabriquer nos téléphones.
– On pourrait revenir au vélo, retravailler dans les champs.
– Et tu ne pourrais pas venir tous les soirs boire ton demi.
– Moi j’ai toujours vu ma mère rapiécer mes chaussettes ou mes pantalons, aujourd’hui on achète et on jette.
– Je les raccommode encore moi mes chaussettes, tout le monde ne jette pas comme tu le dis !
– Mais maintenant les gens veulent tout tout de suite.
– C’est dingue quand même, tu as la solution à tout et personne ne t’a encore demandé.
– Et les gens veulent manger des fraises en hiver, alors tu m’étonnes que ça ne peut pas aller.
– J’arrête de parler avec toi, je vais voir mes autres clients, tu ne m’écoutes pas.

C’est souvent délicieux les conversations dans les bistrots. Ça n’est pas toujours très profond, ni très sérieux, mais c’est la vraie vie. Et il n’avait pas tout à fait tord le bougre, en revenant à certaines habitudes ancestrales nous pourrions renouer avec plus de sobriété et ainsi moins consommer les ressources. Mais ça c’est dans un monde idéal, dans lequel tout ne serait pas étroitement imbriqué, interdépendant.

Les changements climatiques enfin regardés en face

Une ville sous les cheminées gazières

Une ville sous les cheminées gazières

Quoi qu’il en soit je me réjouis de constater que rares sont aujourd’hui ceux qui nient la réalité des bouleversements climatiques et du rôle de l’humanité dans le déséquilibre de ce qui, jusqu’ici, avait très réussi à tenir.

Il est parfois difficile de prendre du recul, et de se dire que la faune, la flore, et nous, sommes là où nous sommes parce que le métabolisme du vivant, dans son ensemble, s’est parfaitement adapté à son environnement. Les essences d’arbre, les espèces animales et végétales, tout est étroitement lié au climat, à la topographie, à la nature des sols, et ce jusqu’aux vents.

Prendre du recul. C’est aussi indispensable que difficile à faire. Indispensable car les solutions sont collectives et nécessitent l’engagement de tous, ou à tout le moins du plus grand nombre. L’être humain semble être encore bien loin de l’indispensable prise de conscience de l’incroyable complexité des conséquences de son mode de vie actuel sur la Terre.

Alors, pour aider à cet exercice, pour voir la « big picture », j’ai eu envie de mettre en voix un texte écrit en 2020, quelques temps avant le premier confinement. Je préparai une grande randonnée en Mongolie avec une amie illustratrice et j’ai écrit une synthèse de ce que j’avais appris au fil des années autour de différents sujets, tous liés à la place de l’Homme sur la Terre.

Voici donc un premier épisode d’un podcast qui me tient à cœur, où je vais m’employer à partager un point de vue large sur des sujets qui me tiennent à cœur.

Bonne écoute !

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