… ou de la provocation sexiste démagogique….

Pour Sandrine ROUSSEAU le « barbecue est un symbole de virilité ». Enfin il faut citer sa déclaration exacte car les médias ont tendance à faire quelques raccourcis pour engendrer le buzz :

Il faut changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité

ce qu’il faut bien l’avouer n’est pas tout à fait pareil, mais pas plus à son avantage.

Attardons-nous sur cette phrase, il y a plusieurs choses intéressantes qui sont exprimées ou sous-entendues.

D’abord, Sandrine Rousseau souhaite changer les choses, changer les mentalités, nous devinons donc que derrière cette phrase réside une conviction écologique consistant à réduire la consommation de viande pour baisser l’empreinte carbone. Elle utilise ainsi cette intention louable et avérée pour légitimer la deuxième partie de sa phrase provocatrice et sexiste.

Dans un deuxième temps, elle érige effectivement le barbecue en symbole de virilité : elle décide une fois de plus, et c’est son objectif principal, de stigmatiser les hommes et de jeter l’opprobre sur le « mâle » qu’elle exècre. Ce qui, bien entendu, puisque c’est l’objectif, va venir toucher une partie de la population féminine qui exècre les hommes, et une partie de la population française vulnérable qui sera sensible, par amalgame, à des idées, des propos et préceptes tout à fait louables, par ailleurs que sont la lutte contre le patriarcat et pour l’égalité hommes/femmes, l’écologie, la sauvegarde de la planète, combats on ne peut plus légitimes.

La manipulation est donc à dessein !

Ce que dit Mme ROUSSEAU n’est pas qu’il faille réduire la consommation de viande et que nous devrions tous à notre niveau tendre vers cela, non, car cela a déjà été dit, n’a pas de reflet ni d’originalité médiatique, et c’est un fait reconnu par l’ensemble de la classe politique. Non ce que nous explique Mme Rousseau, c’est que le barbecue est l’apanage des hommes, est symbole de virilité, une fois de plus un signe de la domination des hommes et que cela nuit à la planète… De ce fait, par transitivité, elle assène que l’homme nuit à la planète en plus de nuire aux femmes et doit seul faire les efforts.

ABDC – Légumes grillés au barbecue

Et pourtant, le barbecue, en tout cas en province, représente tout autant l’ustensile servant à faire griller viandes, poissons, légumes (et oui… pas seulement de la viande) que le moment convivial dans un jardin ou un champ provincial au cours duquel se côtoient hommes, femmes, enfants, amis, grands-parents (et pas seulement des hommes). Mais il est vrai Mme ROUSSEAU que c’est souvent l’homme qui est aux fourneaux dans ce cas et qui propose à ses convives de la viande, du poisson et des légumes qu’hommes, femmes, enfants, amis, grands-parents dégustent ensemble. J’ai rarement vu, foi de Breton, des barbecues uniquement masculins ! Mais nous ne devons probablement pas fréquenter les mêmes barbecues !

Est-ce à dire que Mme ROUSSEAU exècrerait la province ? Oserai-je ce raccourci aussi inapproprié que le sien ?

Donc lecteur, tu dois nier ROUSSEAU

(« le Lion ayant faim se jette sur l’antilope »)

La stigmatisation de l’homme blanc, cible principale de Sandrine Rousseau, Clémentine Autin et consorts, extrémistes féministes qui nuisent au féminisme sérieux et légitime, est leur combat et tout amalgame, qu’ils dénoncent par ailleurs sur d’autres sujets, est bon pour servir leur cause.

Pour justifier ses propos qui ont scandalisé, elle s’abrite derrière des études qui prouvent qu’effectivement manger de la viande est mauvais pour l’empreinte carbone ! Mais Madame ROUSSEAU, sachez que ce fait est incontesté et incontestable. Non, ce n’est pas ce qui vous est reproché.

Imaginez la levée de boucliers de ces mêmes extrémistes féministes si un homme politique avait indiqué qu’il fallait acheter des vêtements d’occasion et non pas neuf pour réduire l’empreinte carbone en utilisant un raccourci provocateur tel que « Il faut changer les mentalités pour que les après-midi shopping ne soient plus un symbole d’activité féminine et que ces dames cessent de faire les magasins« … Vu sous cet angle cela parait sexiste non ? Les propos de Mme ROUSSEAU sont donc sexistes. CQFD.

Mme ROUSSEAU n’en est malheureusement pas à sa première provocation médiatique, spécialité dont elle s’est faite experte. Dresser les uns contre les autres, extrémiser ses propos (oui, il y a des extrêmes à gauche, ce n’est pas l’apanage de la droite d’avoir une branche extrémiste, et ces extrêmes sont tout aussi vils, détestables et dangereux) pour disposer d’une fenêtre médiatique, d’une visibilité en faisant des amalgames et en faisant fi de la morale, de la vérité, de la pondération, de la nuance, car les ambitions de Mme ROUSSEAU sont finalement exactement les mêmes que tout autre homme ou femme politique : conquérir le pouvoir et ainsi les élections, et, pour ce faire user et abuser de la télé et la radio depuis qu’elle a acquis une forme de légitimité (voilée) politique.

Nous savons que la nature a horreur du vide, mais par pitié et par décence, Mesdames et Messieurs de l’extrême gauche, ne profitez pas du vide sidéral laissé par la gauche traditionnelle et le parti socialiste pour asséner vos propos extrêmes et faire du populisme, à l’instar du Rassemblement National dont vous combattez pourtant les idées et les méthodes. Revenons à plus de pondération et vos idées, souvent basées sur des valeurs universelles et louables, auront alors tribune plus attentive et moins polémique. À moins que ce ne soit finalement pas ce à quoi vous aspiriez réellement, mais plutôt de conserver votre place bien au chaud et sans risque dans une opposition aboyante et mordante dans tous les sujets, tout en prétendant démagogiquement représenter les Français en difficulté.

Revenir à plus de pondération

Cette « affaire » est symptomatique de la société actuelle et du cirque politico-médiatique qui l’accompagne. La visibilité et les tribunes médiatiques données aux extrêmes pour faire le buzz, les relais médiatiques qui ne se préoccupent plus du fond et sautent d’un sujet à l’autre pour peu qu’ils fassent de l’audience, le cirque des médias et des réseaux sociaux cacophoniques avec une force de nuisance destructrice, un journalisme qui la plupart du temps ne fait plus que relater les faits sans les analyser, du populisme à tous les étages.

Et si nous revenions à plus de pondération, d’analyse, de raison, de solidarité, de compréhension… Lorsque nous accueillons les Ukrainiens en détresse chez nous, nous ne nous demandons pas s’ils sont hommes ou femmes, riches ou pauvres, de droite ou de gauche, s’ils mangent de la viande ou pas, nous sommes dans l’empathie face à leur détresse et à la situation. De grâce, ayons ce même comportement solidaire entre compatriotes.

Les extrêmes que sont le RN et LFI surfent sur ces provocations et stigmatisations et instillent un climat de défiance, de combat, de complotisme, de rébellion, d’injustice. Et cela nuit à l’unité de notre pays et est préjudiciable à notre positionnement dans l’échiquier géopolitique, tellement importante pour notre survie en tant que peuple.

Mais c’est bien entendu sans espoir puisque l’objectif vociféré et assumé par LFI lors des législatives était la contestation bruyante et systématique dans l’hémicycle assortie d’une cacophonie déstabilisante.

Et sans cet extrémisme, les Insoumis n’existent pas.

Sacha Lange

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